QuantumLab – Molecules_01
Hypothèses du premier calcul LCAO pour H2+
Programme Python associé : molecule_h2p_01_01_SI.py
Objectif
Calculer les deux premières orbitales moléculaires de H2+
à partir de deux orbitales atomiques 1s hydrogénoïdes, puis construire les
courbes d'énergie de Born–Oppenheimer.
Hypothèses physiques
- Approximation de Born–Oppenheimer : les deux noyaux sont fixes et leur distance
\(R\) est un paramètre.
- Un seul électron : aucune interaction électron–électron.
- Base minimale : seules les orbitales \(1s_A\) et \(1s_B\) sont utilisées.
- Approximation LCAO :
\[
\psi_\pm=N_\pm(\phi_A\pm\phi_B).
\]
- Les orbitales 1s restent identiques à celles de l'atome isolé (pas de polarisation).
- Hamiltonien électronique :
\[
H=T+V_A+V_B.
\]
- Après calcul de l'énergie électronique, on ajoute la répulsion coulombienne
des deux protons.
Grandeurs calculées
Le programme calcule tout d'abord :
\[
S(R),\qquad
H_{AA}(R),\qquad
H_{AB}(R).
\]
Puis les deux énergies électroniques :
\[
E_g^{el}(R)=
\frac{H_{AA}+H_{AB}}{1+S},
\]
\[
E_u^{el}(R)=
\frac{H_{AA}-H_{AB}}{1-S}.
\]
Enfin, les courbes de Born–Oppenheimer sont obtenues en ajoutant la répulsion
entre les deux protons :
\[
U_g(R)=
E_g^{el}(R)
+\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0R},
\]
\[
U_u(R)=
E_u^{el}(R)
+\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0R}.
\]
Unités utilisées
Les résultats sont fournis en :
- mètres ;
- ångströms ;
- joules ;
- électronvolts.
La seule variable interne non exprimée en S.I. est
\[
\rho=\frac{R}{a_0},
\]
car l'argument d'une exponentielle doit être sans dimension.
Toutes les énergies sont cependant reconstruites en joules à partir de
\[
E_h=\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0a_0}.
\]
Visualisations produites
- le recouvrement \(S(R)\) ;
- les deux énergies électroniques seules ;
- les deux courbes totales de Born–Oppenheimer ;
- les énergies relatives à la limite de dissociation
\(H(1s)+H^+\).
Résultat attendu
Avec cette base minimale \(1s_A,1s_B\), on doit obtenir approximativement :
\[
R_e\simeq1.32\ \text{\AA},
\]
\[
E_{liaison}\simeq1.76\ \text{eV}.
\]
Cette énergie de liaison est inférieure à la valeur plus exacte.
C'est normal : les orbitales atomiques restent figées et ne peuvent pas se
déformer sous l'effet du second proton. L'amélioration naturelle consistera
à enrichir progressivement la base (2s, 2pz, 2px, 2py)
ou à optimiser variationnellement les orbitales.
Évolutions prévues
- Validation du calcul H2+ (1s).
- Ajout des orbitales 2s.
- Ajout des orbitales 2pz.
- Ajout des orbitales 2px et 2py.
- Passage à H2.
- Extension aux autres molécules diatomiques.